L'Ascenseur Social.
Argumentaire.
Un réel problème des salariés actifs est celui de l'augmentation future de leur pouvoir d'achat. On parle aussi d'ascenseur social, en intégrant la notion de promotion interne. Cet ascenseur est actuellement bloqué, et il ne redémarrera PAS tant qu'il y aura un tel volume (5 millions) de personnes sans emploi.
Nombreuses sont les personnes qui supposent que ces 5 millions de personnes n'ont qu'une formation très réduite et qu'elles ne peuvent postuler que pour des emplois proches du SMIC, et que donc, ça ne les concerne pas individuellement. Ceci est totalement faux, car 80% des postes de travail, et y compris dans le haut de l'échelle sociale sont concernés par un chômage important. Quelqu'un qui espère une promotion dans une entreprise trouvera très souvent sur sa trajectoire une embauche externe, éventuellement à un salaire inférieur au sien actuel, pour occuper le poste convoité.
Le programme de RSD (Rénovation
Sociale et Démocratique), est le seul programme permettant de
réparer rapidement cet ascenseur social.
Il propose les 32 heures, avec une
réduction de seulement 3% du salaire net, et la résorption du
chômage par redistribution de 300 milliards de francs vers ces
nouveaux emplois. Extrait de l'Annexe 2 "Pouvoir
d'achat des salariés" pour
expliquer l'incidence sur le fameux ascenseur social.
************************ Relance correspondante de la consommation.
Ces 300 mdfs qui viendront améliorer le train de vie de 4,5 millions de personnes nouvellement employées se traduiront par une augmentation réelle de la consommation de l'ordre de 200 mdfs, car il est évident que ces personnes étaient obligées dans le passé de consommer sur leur économies antérieures et de se faire assister par leur familles qui réduisaient d'autant leurs économies (estimation globale de 100 mdfs soustraits aux patrimoines correspondants).
Cette nouvelle consommation correspond à 2,5% du PIB et se traduira par une relance correspondante de l'économie du pays, qui entraînera une augmentation des richesses produites et une augmentation du pouvoir d'achat de tous les ménages.
*********Fin de l'extrait *************
Il est clair que la croissance très faible de ces dernières 20 années, à savoir 1,9% par an, et d'ailleurs encore plus faible si l'on ne considère que les dernières 10 années, disons 1,4% par an, cette croissance "statistique vécue" est largement inférieure au seuil mini de 3% qui permettrait de simplement assurer le maintien stable du volume global d'heures productives. On peut même craindre que la moyenne sur les 10 ans à venir ne tombe en dessous de 1% par an, si l'on extrapole la tendance à long terme constatée, hypothèse pas trop idiote, si l'on considère la chute démographique du nombre des ménages qui se constituent et dont les membres sont nés après la fin du baby boom (après 1974)
Avec l'apport (supplémentaire) des 2,5% résultant des mesures prises, le niveau de croissance atteindrait plutôt 4%, dans l'hypothèse (hardie) où tout ceci se passerait sur un an, deux ans semblant plus raisonnable. La reprise de confiance qui s'installera de ce fait dans les prévisions des ménages et celles des entreprises permettra de relancer suffisamment la machine pour assurer la demande de nouvelles heures productives qui exigeront peut être d'augmenter les horaires (à cause de "l'assèchement" du marché du travail), mais surtout, et c'est le plus important, fera redémarrer l'ascenseur social qui est aujourd'hui arrêté pour l'éternité si rien n'est fait.
Ce redémarrage de l'ascenseur social est un argument majeur à destination des actifs actuels, qui compense largement le petit investissement personnel initial de 3% qui sera nécessaire. Il faudra choisir entre deux maux, entre la lente stagnation (voire lente dégradation) des pouvoirs d'achat, irrémédiable et sans solution, avec le statu quo des politiques menées actuellement ou annoncées, et une perspective techniquement raisonnable d'en sortir enfin, malgré une petite opération bénigne au départ.
Il faut impérativement bouleverser le rapport de forces dans les entreprises (actuellement bien trop favorable aux employeurs), de manière à le rééquilibrer, et l'assèchement du marché du travail externe est la seule solution pour redonner du grain à moudre, selon l'expression consacrée.
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Réduction du temps de travail.
Le pouvoir d'achat des salaires.