Le pouvoir d'achat des salaires.
Argumentaire.
Données de base.
Tous les chiffres sont en milliards de francs (mdfs), et sont arrondis (à 1 ou 2% près) pour l'année 1997.
PIB : 8.000 mdfs.
Salaires nets des ménages : 2.500 mdfs
Prestations sociales perçues : 2.000 mdfs (maladie, retraites, allocations familiales, chômage + RMI, ..)
Excédent brut d'exploitation des entreprises : 1.400 mdfs
Excédent brut d'exploitation des entreprises individuelles : 700 mdfs
Excédent brut d'exploitation des ménages : 700 mdfs
Les 4,5 millions de sans emploi perçoivent environ 200 mdfs dont 140 mdfs des ASSEDIC et 60 mdfs sous d'autres formes relevant des impôts (national et locaux).
Si ces personnes étaient normalement employées, comme tous les autres "actifs", elles percevraient environ 300 mdfs supplémentaires, au delà des premiers 200 mdfs.
A noter qu'il s'agit là de salaires nets, et donc d'une masse nette de 300 mdfs "à trouver".
On fera l'hypothèse dans ce qui suit que les horaires de travail sont ramenés à 32 H/semaine pour tous, pour simplifier le raisonnement.
Il faut noter que les prestations sociales (maladie, retraites, allocations familiales) resteront inchangées en masse, et qu'elles sont déjà couvertes aujourd'hui par les systèmes de financements en place.
Répartition des 300 mdfs "à trouver".
Il faut d'abord noter que ces 300 mdfs ne correspondent qu'à 3,75% du PIB, et qu'il sera donc aisé de trouver les différents moyens de les financer sans drame majeur.
1) Participation des entreprises.
Par augmentation des salaires nets horaires de 2% , soit 50 mdfs, ce qui réduira les 1.400 mdfs d'excédents bruts d'exploitation de 3,5%.
Les cotisations sociales restent inchangées en masse, sauf les cotisations ASSEDIC qui disparaissent mais se traduisent aussi par une augmentation correspondante des salaires horaires nets.
2) Participation des entreprises individuelles.
Par une taxe spéciale de solidarité de 25 mdfs, qui réduira les 700 mdfs d'excédent brut de 3,5%.
Ces 25 mdfs seront affectés aux communes et se traduiront par une réduction correspondante des impôts locaux.
3) Participation des retraités et pensionnés.
Les retraités et pensionnés ne participent qu'à hauteur de 8 mdfs au financement de la SS Maladie, ce qui est loin du taux appliqué aux "actifs", et encore plus loin du coût réel de leurs consommations en matière de maladie.
Il semble juste de faire cotiser les retraités au niveau moyen, ce qui ne posera pas de problème quand on sait par ailleurs que le pouvoir d'achat des retraités est supérieur à celui des actifs, alors qu'iols n'ont plus de personnes à charge, et que c'est l'époque où les héritages "tombent" sur des personnes déjà à l'aise financièrement (sauf les cas les plus extrèmes, évidemment).
Cet ajustement peut apporter 25 mdfs, qui se traduiront par un ajustement à la baisse des cotisations moyennes des "actifs", entièrement répercutées sur le salaire horaire net des actifs.
4) Participation spéciale des pensionnés de la Fonction Publique.
Les pensions moyennes de la FP étant pratiquement le double des retraites du privé, compte tenu du fameux "statut", à savoir 130.000 F/an comparé à 67.000 F/an, et par ailleurs la durée de ces pensions étant également supérieure à celle constatée en moyenne dans le privé, une taxe particulière de 25 mdfs sera perçue sur ces pensions pour alimenter les caisses du privé, et permettre de baisser ainsi le taux moyen des cotisations à due concurrence, avec augmentation correspondante des salaires horaires nets des actifs.
Cette taxe sera appliquée jusqu'à la refonte du statut et l'intégration de la FP aux régimes généraux.
5) Réduction des cotisations par des économies dans le régime maladie de la SS.
25 mdfs seront économisés par une meilleure gestion des dépenses, ce qui ne correspond qu'à 4% du budget correspondant, avec baisse du taux moyen de cotisations et augmentation correspondante des salaires horaires nets des actifs.
6) Participation de l'état.
Arrivés à ce niveau , 150 mdfs sont réalisés sur les 300 mdfs à financer.
75 mdfs de réduction des dépenses de l'état, soit seulement 4% de réduction de son train de vie.
Cette réduction des recettes s'effectuant par une réduction de 75 mdfs des recettes de la TVA (baisse des taux à 4% et 18% respectivement, au lieu de 5,5% et 20,6%)
7) Il reste 75 mdfs non financés dont on admettra qu'ils seront la participation des salariés eux mêmes à l'effort national de solidarité, ce qui correspond au final à une réduction de 3% de pouvoir d'achat à comparer à une réduction de 16% du temps de travail effectif.
Note : Aucun modèle mathématique n'ayant été mis en uvre pour faire ces estimations, elles sont bien entendu révisables, mais l'esprit des réformes nécessaires sera conservé.
Relance correspondante de la consommation.
Ces 300 mdfs qui viendront améliorer le train de vie de 4,5 millions de personnes nouvellement employées se traduiront par une augmentation réelle de la consommation de l'ordre de 200 mdfs, car il est évident que ces personnes étaient obligées dans le passé de consommer sur leur économies antérieures et de se faire assister par leur familles qui réduisaient d'autant leurs économies (estimation globale de 100 mdfs soustraits annuellement aux patrimoines correspondants).
Cette nouvelle consommation correspond à 2,5% du PIB et se traduira par une relance correspondante de l'économie du pays, qui entraînera une augmentation des richesses produites et une augmentation du pouvoir d'achat de tous les ménages.
A noter que ces 300 mdfs verront se réduire fortement la capacité d'épargne des ménages qui passera en dessous de 300 mdfs au lieu de 550 mdfs en 1997.
Cette capacité réduite d'épargne obligera l'état à avoir des budgets équilibrés car les ménages ne seront plus en mesure de financer les déficits budgétaires futurs, s'il y en avait.
Voir par ailleurs l'argumentaire sur l'imposition du patrimoine et la réduction de la dette publique.
Question posée fréquemment :
Apres avoir lu votre programme, je détecte
déjà une erreur...
Dans l'annexe Pouvoir d'achat des salaries, il est indique que
les entreprises augmenteront de 2 % les salaires nets horaires,
sur une base de 32 heures (premiers paragraphes).
Dans l'annexe Temps de travail, il est indique qu'il faudra
réduire de 3% les salaires si on passe a 32 heures. Or, de
39heures a 32 heures, il y a une perte de 7 heures, soit environ
18%. Si la perte n'est que de 3%, on constate donc une
augmentation des salaires nets horaires de 15%, et non pas de
2%.... Qui paye la différence ?
Ce chapitre très important parle de "pouvoir
d'achat", pas seulement de salaire net.
Les salaires nets horaires sont une partie importante du pouvoir
d'achat, mais il y a d'autres éléments qui participent au
pouvoir d'achat, comme la réduction de la TVA et des impôts
locaux par exemple (et bien d'autres).
Relativement aux salaires nets HORAIRES, ils seront augmentés d'environ 10% par le cumul des actions participatives suivantes.
Les salaires horaires sont donc multipliés par 1,10.
Le pouvoir d'achat de ces mêmes salaires horaires est augmenté par :
Le pouvoir d'achat est donc multiplié par 1,07.
Au total, le pouvoir d'achat des salaires nets
mensuels "nouveaux" est donc de
100*1,10*1,07*32heures/39 heures = 96,6, à comparer à une
réduction des horaires de 7/39=18%
Si vous souhaitez des précisions complémentaires, n'hésitez
pas.
Le programme a été diffusé sur le web et les news dans le but d'être "démonté" et décortiqué pour être mieux explicité.
![]()